Et aujourd'hui quoi
qu'on a ?
Lecteur, tu n'es
pas sans savoir que je m'émerveille de l'actualité et encore plus
de l'actualité politique. C'est un monde extraordinaire, toujours en
avance (faut-il rappeler l'inception sénatoriale ?) et plein
d'imagination. Il y a tellement de suspens, de retournements et de
trahison qu'un épisode de Gossip Girl ou Desperate Housewives (au
choix) paraît fade. Pourtant, lecteur, je te connais et je sais très
bien que ce goût n'est pas partagé. Tu dis que ça ne t'intéresse
pas, que c'est bien trop compliqué à chaque fois entre alliances,
enjeux et modes de scrutin (quoi ?! On n'élit pas tout le monde de
la même manière ?! Première nouvelle...). Mais lecteur, pas besoin
d'être un professionnel pour tout comprendre, il suffit de me
demander. C'est toujours la même chose à chaque élection, au
niveau national, au niveau local et très local. Prenons l'exemple de
la future élection présidentielle. Chaque candidat s'intéresse au
marché politique et Daniel Gaxie dans son ouvrage Démocratie
Représentative définit la compétition...Serait-ce déjà tes
ronflements lecteur ? Bon, alors, prenons ma dernière élection de
délégué de classe (que j'ai minablement perdu). On retrouve les
mêmes schémas. Y'a le mec du fond de la classe, représentant de la
FIDL et déjà prêt à intégrer l'UNEF et la CGT, qui milite pour
plus de sel à la cantine et du PQ dans les WC. Y'a aussi le mec qui
n'a rien demandé mais que tout le monde choisit pour exprimer son
rejet du système actuel (l'équivalent de l'extrême droite). Et
puis, y'a les candidats modérés qui proposent à peu près la même
chose, c'est-à-dire pas faire grand chose mais être là aux
rendez-vous obligatoires. Et c'est chez eux qu'il faut chercher le
vainqueur. L'un fait LA proposition qui lui permet d'emporter tous
les suffrages. En l'occurrence organiser un repas de classe. Oui, les
élections ne tiennent pas à grand chose et sont passionnantes.




