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jeudi 10 mai 2012

Aujourd’hui - Présidentielle, mon amour

Et aujourd’hui quoi qu’on a ?


Lecteur, je sais très bien que tu ne vis pas sur la planète Mars, ni même dans une grotte, et encore moins dans le monde de Oui-Oui (mais je sais que cette dernière option te botterait pas mal), donc je ne t’apprends rien en te disant que "hey, coucou, on a un nouveau président de la République". Les résultats tombés dimanche après midi dimanche 20h, nous pensions que le climax était passé, que l’agitation allait peu à peu retomber pour laisser place à la douce et morne actualité post-électorale teintée de 

mardi 1 mai 2012

Aujourd'hui - Joyeux anniversaire la télé-réalité !

Et voilà, on y est, cette année on fête les 10 ans de la télé-réalité. Mais il semble bien loin le temps glorieux où TF1 et M6 se battaient à qui mieux-mieux pour présenter le programme estival qui ferait le buzz. Fini les étés passés en compagnie de couples déchirés par le fléau des pin-up en maillot de bain. La télé-réalité se veut sage. Du chant, de la danse, de la cuisine, les télé-crochets sont rois et la ménagère est rassurée. La dépravation est belle et bien éradiquée des chaînes de télévision.

La télé-réalité avant et maintenant

jeudi 26 avril 2012

Aujourd’hui - Radicalisation

Et aujourd’hui, quoi qu’on a ?

Le retour de l'extrême-droite ? Nope ! Hipster

Lecteur, cela ne t’a sûrement pas échappé, le deuxième tour de l’élection présidentielle s’annonce électrique. Avec le score exceptionnel de Marine Le Pen (ou MLP pour les intimes), chacun des deux candidats restants part à la pêche aux voix d’extrême droite. Mais alors que faut-il faire pour récupérer cette part du gâteau ? Et bien c’est assez simple. Commence d’abord par faire du Front National un parti totalement républicain, quitte à oublier toute l’idéologie dans laquelle il baigne depuis des années. N’hésite

jeudi 19 avril 2012

Aujourd'hui - De retour à temps !

Et aujourd'hui, quoi qu'on a ?


Lecteur, tu croyais cet endroit mort, l’activité régnant sur le blog étant à peu près égale celle des cerveaux d’Ayem et Caro réunis. Et même si certaines mauvaises langues, se pensant malines, commençait à se gausser deleurs bons mots ( “Le meilleur moyen de pas être au courant de ce qui se passe, c’est d’aller sur QQAA” ou “QQAA, l’actualité une semaine après”) tendant à taper directement dans mon estime personnel, je fais fi de cela et revient comme une fleur prétextant une charge de travail trop importante ces derniers temps (rien à voir avec une histoire de procrastination (qu’est-ce qu’on semble intelligent quand on dit ça!) et de flemmingite aigüe).

jeudi 22 mars 2012

Aujourd'hui - Trollons les téléspectateurs


Et aujourd'hui quoi qu'on a ?

Et encore, là tu en vois beaucoup - Pascal Pavani/AFP

Lecteur, Mohamed Merah a été la star des réseaux sociaux ces derniers jours. Après avoir voulu se la jouer façon GTA dans les rues de Toulouse, il s'est retrouvé coincé dans son appartement encerclé par le raid pendant trente heures. Trente heures pendant lesquelles la twittosphère (je ne sais pas qui a trouvé ce nom mais ce jour-là il était sûrement bourré) s'est laissée aller à une euphorie créatrice au nom du LOL et du troll (Clap, clap, clap pour la rime).

mardi 13 mars 2012

Aujourd'hui - "Signez ici, et ici, et là"

Et aujourd'hui, quoi qu'on a ?

Marine Le Pen à Marseille
Lecteur, ô surprise, on ne s'y attendait pas ! Marine Le Pen a obtenu ses 500 signatures de parrainage pour l'élection présidentielle. Il en aura fallu des couches de mélodrames, des « bouhouh ! Les maires ils sont méchants, ils veulent pas me parrainer pour l'élection ! C'est rien que des pas beaux » pour enfin arriver à contenter le petit enfant Le Pen. Imagine une seconde qu'elle n'ait pas pu se présenter au premier tour, et ça aurait été bonjour les accusations sur le déni de démocratie, les  amalgames « tous pourris » et les atermoiements sur sa mise à l'écart dans la classe politique. Quoi ?! Elle tient déjà ce discours ?! Au temps pour moi, ça change rien. Au

vendredi 9 mars 2012

Aujourd'hui - Les végétariens de la République

Et aujourd'hui quoi qu'on a ?

Claude Guéant, il aime pas la viande
Lecteur, la campagne présidentielle ne manque jamais de m'étonner. Après l'épisode du Salon de l'Agriculture, de la super-taxe à 75% ou encore la croisade de Marine Le Pen pour l’anonymat des parrainages , j'ai cru voir venir le temps de l'idéal végétarien. Tour à tour la candidate du FN et Claude Guéant, ministre de l'intérieur, se sont inquiétés de la souffrance des animaux à l'abattage. Rien de mieux pour ravir l'icône de cette cause, j'ai nommé Brigitte Bardot (on a ce qu'on mérite). Je ne te cache pas que j'ai été quelque peu étonné au début et j'ai sincèrement cru à une inversion des pôles magnétiques, premier signe annonciateur de la fin du monde (plus que huit mois, je vous rappelle). Heureusement, les deux fanfarons m'ont très vite rassurés. Ils parlaient seulement de la viande halal qui aurait complètement envahi nos assiettes sans que personne ne le sache. Pire que les aliens de Rosewell je vous dis ! Bon, j'avoue que je bloque encore sur le lien trouvé par M. Guéant entre viande halal dans les cantines et élections de citoyen étranger aux scrutins locaux. Il n'essayerait tout de même pas de sortir la grosse ficelle de la peur d'une immigration nord-africaine plongé dans un intégrisme musulman fanatique prête à tout pour bafouer la culture française à la moindre occasion.

vendredi 2 mars 2012

Aujourd'hui - Les candidats en pleine campagne

Et aujourd'hui quoi qu'on a ?


Lecteur, nous sommes dans le temps fort des élections présidentielles. A seulement un mois et demi du premier tour de scrutin, le Salon de l’Agriculture accueille l’ensemble des candidats à l’Elysée, passage obligé des élections et étape ultime de la communication. Au milieu de la vérité de la campagne - la vraie, celle des champs et des vaches -, les candidats s'entichent de chaque bouse de vache croisées comme autant d'électeur potentiels pour montrer leur esprit rural, accroché à la terre dans leur costume sur mesure. Les voilà ensuite qui flatte le mouton, goûte la bière, s'empiffre de ripailles, mettant en péril leur régime travaillé depuis des mois. Et le tout, le plus souvent, avant huit heures du matin. Le Salon de l'Agriculture, c'est finalement le Fear factor des présidentielles, l'épreuve où il faut être prêt à tout – même ingérer des foies de veau après le lait de brebis – pour montrer qui est le patron. Lecteur, on ne peut que saluer l’abnégation de ces messieurs-dames pour mordre à pleine dents dans la charcuterie et offrir une belle image, bouche ouverte laissant entrevoir la glotte, aux journalistes présents pour couvrir l’événement.

jeudi 16 février 2012

Aujourd'hui - The Sarkoshow

Et aujourd'hui, quoi qu'on a ?




Lecteur, ça y est ! Nicolas Sarkozy l'a dit à haute voix à la France entière (enfin celle qui regarde TF1) : « Oui, j'suis candidat ». Voulant nous faire croire à un suspens digne de Lost, le Président était aussi prévisible que la fin d'un épisode des Experts. Depuis plusieurs semaines, les conseillers de l'Elysée noyaient les journalistes de déclarations plus ou moins vraies avant de mettre en place la dernière ligne droite. Pareil à une prostitué traditionnelle entretenant sa clientèle de trottoir depuis 30 ans, Nicolas Sarkozy sait qu'il lui faudra se réinventer pour racoler de nouveaux clients. Et quoi de mieux pour se lancer dans la campagne qu'Internet, la garantie jeune clé-en-main (sans pour autant connaître le vrai impact). En une semaine, le compte Facebook a été remis à jour à la gloire du Chef de l'État (Kim Jong Un peut être jaloux) et un compte Twitter a été créé. D'ailleurs, c'est ce dernier point qui m'inquiète le plus. Sous l'influence d'une Nadine Morano en feu et un Eric Besson rompu à l'utilisation de l'outil le plus en vu de cette année, Nicolas Sarkozy serait bien capable de se lâcher un peu trop. Surtout quand on connaît sa tendance à vite monter dans les tours. « @fhollande, casse-toi pauvre con #vienttebattre »

jeudi 2 février 2012

Aujourd'hui - Anxiogène

Et aujourd'hui, quoi qu'on a ?



Lecteur, je te parlais la semaine dernière de MegaUpload, ou plutôt de la fermeture du site et des solutions de repli. Ce n'est que l'énième épisode d'une série à rebondissements depuis quelques semaines. Après PIPPA, SOPA et la fermeture de MegaUpload, la boite de Pandore est définitivement ouverte. Dommage pour les agents spéciaux John et John qui auraient bien voulu exercer un contrôle sur ce drôle d'univers en faisant taire ces millions d'internautes prêt à renverser tous les gouvernements en regardant des séries (je suis à peu près sûr que la majorité des politiques est convaincue qu'une telle chose est possible). Oui mais voilà, avec les derniers événements, les internautes se sont informés, voire engagés pour défendre leur espace. Résultat, ACTA, qui devait être un accord discret sur un contrôle pervers de l'Internet, s'est fait connaître du grand public. Maintenant, c'est coucou les pétitions et les actions à gogo. Et surtout, c'est coucou le climat anxiogène. Parce que le pire dans tout cela, c'est que quand je me lève le matin et que je regarde les titres, je ne peux que m'inquiéter, et je vois le mal partout. Parano ? Je ne crois pas, nooon...

jeudi 15 décembre 2011

Aujourd'hui - Populisme

Et aujourd'hui quoi qu'on a ?


Jacques Chirac, le 5 novembre 2010 - AFP/Patrick Kovarik


Lecteur, à la vue de toutes les infos du jour, je n'ai qu'une envie : tomber dans un beau discours populiste. Jacques Chirac condamné à deux ans de prison avec sursis, Renaud Donnedieu de Vabres interpellé hier et le PS perdu dans ses affaires de corruption depuis plusieurs semaines, tout cela ne fait que confirmer la phrase bateau la plus éculé en matière politique : « Tous pourris ! ». Il serait si simple de dénoncer l'abominable vénalité de ces hommes et femmes prêt à se vendre au plus offrant. Il serait si aisé de taper sur l'absence de valeur morale dans ce monde. Il serait si agréable de se lancer dans une tirade lénifiante condamnant l'ambition malsaine qui mène à l'irrespect des citoyens-électeurs ! Et pourtant...Réprimant mes

mardi 13 décembre 2011

Aujourd'hui - Une féérie décevante

Chaque année à partir du 8 décembre, Lyon (Rhône) s'illumine. Chaque place, chaque artère, chaque ruelle revêt ses habits de lumières pour faire pétiller les yeux des enfants de 7 à 77ans. Seul problème: toutes les années, c'est pareil!

Certes, c'est plaisant pour nos amis pékinois ou tokyoïtes, mais pour les lyonnais ces quatre jours de festivités s'apparentent plus à... comment dire... L'ENFER.

samedi 10 décembre 2011

Aujourd'hui - les "dessous de la vertu"


Quoi de mieux comme entrée en matière que de parler d'un sujet léger:



En France la prostitution est légale, ça tombe bien, le droit de disposer de son corps aussi. Je ne préfère pas porter de jugement sur la profession, ma maman m'a toujours dit qu'il n'y avait pas de sot métier (à chacun sa définition du mot « sot »).

Le racolage est lui interdit. Mesdames et messieurs (oui, la prostitution masculine existe bel et bien) le porte à porte c'est has been. Laissez le côté commercial aux chaussures cirées sortant de l'ESC payé par papa-maman endetté sur deux générations. Ce qui est tout nouveau par contre, c’est que la consommation de sexe tarifé sera bientôt interdite, sous peine de 6 mois en pension complète à Fleury-Méringis et un joli chèque de 3000 euros. Mauvaise nouvelle pour certains éléphants du PS.
Mauvaise nouvelle également pour les prostitués.. Comme tout travailleur, les travailleurs du sexe ont le droit de défendre leur statut. Et ils le font avec pétillant, sous le doux nom de STRASS (syndicat du travail du sexe), l’équivalent de la CGT, la coupe de Bernard Thibault en moins.


Mardi dernier, les prostitués et ceux qui les soutiennent ont manifesté place du Président Edouard Herriot près de l’Assemblée Nationale à Paris. Ils protestaient “une fois de plus contre les politiques répressives les visant ou visant leur clients”.


Il est clair qu’en France l’image que nous avons de ce qui est considéré comme le “plus vieux métier du monde” est plus que boueuse. Le sexe a quelque chose de sale quand il est évoqué parallèlement à la prostitution. Et les réseaux de prostitutions clandestins, avec de jeunes femmes sans papier qui se retrouvent propulsées dans une spirale infernale n’aident pas. Il faut simplement voir plus loin pour que la France soit avec son temps. Hier la lutte pour les droits des femmes, aujourd’hui la lutte contre l'homophobie. Et demain, qui sait, la lutte pour la prostitution.


Pour finir, je tiens à poussez mon coup de gueule de petite nouvelle. Un exemple, un seul, de ce qui fait que les femmes:
  1. se sentent mal dans leur corps
  2. se font traiter de “pute” à la sortie du métro
  3. ont cette image de la prostitution
Tyga et son clip Make it Nasty avec des “clap that ass” à gogo. Littéralement il s’agit du bruit que font les fesses des femmes lorsqu’elles font des mouvements de bassins.





Que dire! Merci pour cette image de la femme absolument poétique.

Camille Mathoulin

vendredi 9 décembre 2011

Aujourd'hui - De la nouveauté sur QQAA


Et aujourd'hui quoi qu'on a ?

Les jours s'accélérant et le bout de mon nez n'arrivant à pointer ici qu'une fois par semaine, j'ai entrepris quelques petites modifications. Je te l'annonce de but en blanc : Quoi Qu'on A Aujourd'hui ne sera plus une affaire personnelle.

N'essaye pas de cacher ta surprise, il n'y en a pas. Je t'avais prévenu quelques jours auparavant en proposant aux quelques âmes charitables qui peuplent cette page web de participer à cette magnifique aventure (j'insiste sur le magnifique).

Elle s'appelle Camille, elle est jeune, elle est belle et a la plume fraîche et pétillante. N'attend pas d'elle des revues de presse, lecteur. Elle a d'autres objectifs ! Elle viendra poser son humeur sur le blog, réagira aux actualités, mettra le doigt là où ça fait mal. De temps en temps, elle pourrait même te livrer ses coups de cœur, si tu es gentil.

Pour toi lecteur, ce n'est que du bonus. Deux fois plus d'articles à lire, deux fois plus de sourire et donc deux fois moins de journée à ch***.  

mercredi 7 décembre 2011

Aujourd'hui - L'instit, les otages et les parents

Et aujourd'hui quoi qu'on a ?

Gérard Klein - L'instit'
Lecteur, aux grands maux les grands remèdes. Et apparemment, l'école Notre-Dame-Caderot, à Berre l'Etang n'échappe pas à ce dicton. La directrice de cet établissement scolaire privé a été retenue en otage en compagnie de deux institutrices durant toute la nuit. Libérées ce matin, ces personnes ont été victimes d'un plan machiavélique mené par un petit groupe bien décidé. La raison ? Même pas une fermeture de classe, et encore moins d'école. Non...Juste un instituteur-stagiaire, fraîchement sorti du concours, incapable de gérer sa classe, oscillant entre sévérité abusive et absence de sécurité. Certes, cela fait un peu beaucoup de défauts pour un seul professeur des écoles et la demande de renvoi peut trouver des justifications. Mais...tout de même ! La prise en otage, c'est pour les films. Ou au moins pour ces syndicats qui se battent en pleine détresse face à la suppression de postes dans l'industrie. M'enfin, il faut désormais s'attendre à tout. D'autant plus que les parents ont obtenu gain de cause et pourraient donner des idées à d'autres. En attendant, l'instituteur (loin de la réussite de Gérard Klein) va être muté dans un autre établissement. Les parents ont déjà saisi leurs fourches.

mercredi 30 novembre 2011

Aujourd'hui - DSK épisode 100

Et aujourd'hui quoi qu'on a ?

Lecteur, je tiens à m'excuser. Toi qui était accro à chacun des articles publiés sur ce blog, voilà que tu n'en trouves plus qu'un ou deux par semaines. Débordé par toutes les échéances de fin d'année et autres problèmes de vie quotidienne, je ne peux même pas promettre d'améliorer cette situation. Je peux cependant proposer de publier des articles de "plumes" extérieures (donc fais-moi signe si ça te tente). Cela dit, continue de veiller, il y aura toujours un article qui t'attendra.

L'ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn, le 9 octobre 2011 à Sarcelles MIGUEL MEDINA AFP.COM

mercredi 16 novembre 2011

Aujourd'hui - Tel est pris celui qui croyait prendre

Et aujourd'hui quoi qu'on a ?

Bourse de New York, Wall Street Reuters / Shannon Stapleton
Lecteur, tu le sais, les Marchés Financiers sont très forts ! Très très forts ! Et vu leurs derniers succès – fallait quand même le faire d'imposer deux gouvernements technocratiques en passant au-dessus des électeurs – je pense pouvoir affirmer qu'ils ont pris la grosse tête. Pourtant quelques éléments laissent à penser qu'ils naviguent à l'aveugle. Aujourd'hui, la banque BNP-Paribas a annoncé un plan de licenciement mondial pour sa banque d'affaires. Tous les cours sont à la baisse à la moindre information. La croissance mondiale continue de stagner. Rien de bon pour le portefeuille de M. Tout-Le-Monde, et par conséquent pour les Marchés Financiers. Réfléchissons un instant ensemble. En mettant la pression sur les États, les taux d'emprunts de ces derniers augmentent. Ils se sentent donc obligés de limiter les dépenses par des plans de rigueur. La vie économique est plus dur pour l'ensemble des contribuables et permet moins de croissance. Les Marchés Financiers s'inquiètent encore plus, remettent la pression. Et ainsi de suite jusqu'à ce plus personne ne possède d'argent. Et là...ces bougres de Marchés Financiers sont le bec dans l'eau. C'est simple l'économie mondiale vu par Ben...

vendredi 11 novembre 2011

Aujourd'hui - Cérémonie et prédictions

Etaujourd'hui, quoi qu'on a ?


N. Sarkozy serrant la main du public présent - photo Le Point
Lecteur,ton instinct patriotique est à fleur de peau aujourd'hui. Le poil se dresse à la moindre évocation du drapeau français et l’hymne national s'insère dans toutes tes pensées...« Allons enfants de la patrie! Le jour de gloire est arrivé... ». Nous sommes bien le 11 Novembre, jour de commémoration de la fin de la Première Guerre Mondiale. Pour te le prouver, il suffisait de te lever aux alentours de dix heures et d'allumer la télé (encore eut-il fallu que tu ne fasses pas trop la fête pour entamer ce week-end de trois jours). Pendant plus de deux heures, Nicolas Sarkozy s'est drapé des habits de Président pour rendre hommage à tous les soldats morts pour la France. Et plus particulièrement les vingt-quatre soldats décédés en Afghanistan cette année. Cette cérémonie vient conclure une séquence longue et favorable pour le chef de l’État. Après une intervention télévisée jugée réussie, une prise en main de la crise grecque et l'accueil du G20, Nicolas rend hommage à la France. De là à croire que cet hommage a été un unique exercice politique en vue de la future campagne, il faudrait être vraiment cynique (et ça, dans le monde politique, on ne peut pas y croire). De toutes les manières, arrière-pensée politique ou non, Nicolas Sarkozy revient. Il suffit de voir l'engouement qu'il a suscité lorsqu'il s'est approché du public venu assister aux célébrations. Des vues aériennes, on pouvait voir des groupies courant d'un bout à l'autre des barrières espérant saisir pendant quelques centièmes de secondes la main du Président. Les cris et les appels transperçaient les micros présents sur place. De quoi rendre Justin Bieber jaloux d'une telle popularité. Je m'inquiète tout de même pour lui. Le voir serrer autant de main en période pré-gastro/grippe/angine puis se frotter le nez n'est pas rassurant. Je vois déjà le scénario de Contagion prendre toute sa réalité...

lundi 7 novembre 2011

Aujourd'hui - Indignons nous !

Et aujourd'hui, quoi qu'on a ?


Rassemblement des Indignés devant l'Arche de la Défense le 4 novembre 2011 (DUPUY FLORENT/SIPA).
Ayééé lecteur ! On a enfin nos Indignés français ! Essayant de relayer ces initiatives à travers le monde, je peux enfin parler un peu de la France. On a été long (surtout que la grève ça nous connaît) à la réaction mais nous y sommes. Et comme par hasard, cette mobilisation prend pied au moment ou le Gouvernement annonce un plan de rigueur. Pour autant, on ne peut pas crier victoire. Reprenant l'idée américaine (comme pour les séries, les films, le mode de vie), les manifestants se sont installés sur le parvis de la Défense, symbole financier français. Et si trois nuits se sont déjà passés, il y a une réelle précarité autour de cette initiative. Nous sommes des losers magnifiques romantiques. Rien de mieux que de perdre face au grand méchant pour être élever au rang de héros (il suffit de regarder la défaite célébrée du XV de France). Cette faiblesse me fait peur. Non pas parce que le mouvement pourrait s'étouffer (il s'étouffera comme tous les autres dès que quelques mesurettes seront prises) mais bien parce qu'il pourrait être repris par des radicaux. La France ne fait pas dans la dentelle (sauf pour la robe du mariage de Kate et William). Il y'a donc fort à parier que si le mouvement reste mineur seul quelques jusqu'au-boutistes resteront. Ce sera parti pour taper à gogo sur tout ce qui bouge sans trouver rien de bien dans notre système. Et cela ne reflétera en rien la majorité citoyenne de notre pays. Maintenant, ce n'est pas pour autant que je vais les rejoindre. Je suis comme tout le monde: j'ai mes cours/mes études/mon travail/mes enfants (raie les mentions inutiles lecteur). Je laisserai ça aux autres. Ce sera plus commode. Faites ce que je dis et pas ce que je fais.


mercredi 2 novembre 2011

Les tablettes numériques : vers une nouvelle pratique journalistique (cours)


En mettant sur le marché l'iPad, Steve Jobs et Apple ont frappé un grand coup. Ils ont développé un nouvel outil ouvrant un nouveau champ de possibilités. Depuis les tablettes numériques se sont largement répandues. Elles ont forcé les éditeurs de contenus à se renouveler et à appréhender des exigences différentes.

Une nouvelle expérience

Les tablettes numériques marquent, à n'en pas douter, une évolution dans la consommation de l'information. Elles instituent un nouveau rapport à l'information. D'une part, cela se situe dès la prise en main. Ce bloc tactile donne à l'utilisateur la possibilité de se déplacer du bout du doigt, de faire tourner des objets ou encore de zoomer sur une partie précise. C'est donc une expérience ludique. D'autre part, les tablettes donnent le droit à un contenu plus riche. Alors qu'un journal papier se contentera de proposer du texte et de l'image, les tablettes permettent de rajouter des vidéos, du sons et des liens. Les éditeurs de contenu n'ont pas le choix. Ils doivent s'adapter à ces nouvelles attentes et proposer quelque chose de nouveau.

Convergence, réactivité et révolution digitale

Développer l'information sur les tablettes n'est pas chose aisée. Si cet outil était annoncé comme le messie d'une presse écrite en déclin, il semble aujourd'hui que les entreprises de presse ont parfois du mal à trouver des solutions innovantes. Bien sûr, tous sont conscient de l'importance d'un contenu enrichi qui exploite l'ensemble des ressources web. Et la plupart essaye de le proposer. Mais au delà de ces évidences, plusieurs voies d'améliorations sont présentes (lien en anglais).
Il s'agit tout d'abord de proposer des contenus dans une application au design travaillé. Elle doit se démarquer pleinement par son interactivité et son originalité. Cependant, elle doit aussi respecter l'impatience de l'utilisateur. De plus en plus, il demande une réactivité immédiate à leurs outils.
Il doit aussi y avoir une convergence entre site web, application mobile et application tablette. Ce que le consommateur paye sur un support, il doit pouvoir y accéder n'importe où. Cette exigence est primordiale. Surtout quand on sait qu'Internet propose une information massive gratuite. Un véritable kiosque à journaux avec un achat rapide (sans avoir à donner son numéro de CB à chaque fois) doit être mis en place.
Enfin, au delà de la forme et du contenu, les rédactions vont devoir se transformer. Actuellement, elles sont encore toutes tournées vers le papier. Elles vont devoir s'orienter en priorité vers le digital pour véritablement le révolutionner. Les tablettes doivent devenir le nouveau journal quotidien au détriment du papier.

De l'avenir pour la presse imprimée

A travers ces différentes voies de recherche, on constate que l'information sur tablette numérique n'en est encore qu'à ses balbutiements. Les éditeurs de contenu hésitent à s'investir complètement dans cet outil face à des contraintes techniques nombreuses. Toutes les tablettes possèdent des systèmes différents et ne proposent pas les mêmes capacités (absence de Flash sur iPad par exemple). Le confort de lecture reste aussi toujours supérieur sur papier. De plus, plusieurs efforts doivent être fait sur les interfaces pour pouvoir profiter pleinement d'une nouvelle expérience tactile. Le papier a donc encore un bel avenir devant lui.  



PearlTrees associé


Aurélien, Gaëtan et Benjamin