Et aujourd'hui quoi
qu'on a ?
Chacun de nous a un
relou dans ses amis et je peux même affirmer pire que cela: lecteur,
tu as dix chances sur dix d'être le boulet de quelqu'un, voire d'un
groupe complet. Ca pique, ça fait mal mais c'est une réalité à
laquelle toi et moi nous ne pouvons échapper. Le tout est de savoir
minimiser ce problème. Et c'est là où le bat blesse pour certains.
J'ai l'impression qu'ils mettent tout le cœur à l'ouvrage pour bien
me tenir la jambe, me couler sous leur présence excessive et
m'assommer par des éclats à haute teneur en connerie.
Tout comme moi,
lecteur, tu les reconnais de loin: pas de chance, ça se porte sur
leur visage. Pourtant ta bonté et ta raison t'ordonnent d'oublier ce
délit de faciès et t'entraînes à engager le dialogue. Alors après
avoir dit bonjour, s'être présenté et quelques minutes de
discussion, plus rien n'y fait. Envolés ta bonté, ta raison, ton
intelligence, tu ne veux qu'une chose: t'enfuir loin, très loin de
lui et surtout qu'il ne puisse jamais te recontacter.
Malheureusement, c'est trop tard, il a chopé ton nom, ton prénom
(et même ton numéro sans que tu t'en rendes comptes), il t'ajoute
sur Facebook, t'envoie des messages quotidiens à bases de « xptdr »
et de blagues potaches et t'invites encore et toujours à jouer à
« Farmville ». Bref, la prochaine fois, toi et moi, on
écoutera notre instinct et on se conformera à notre délit de
faciès.