Et aujourd'hui quoi qu'on a ?
![]() |
| REUTERS/Regis Duvignau |
A bien y regarder, les candidats à la
présidentielle forment une véritable cour d'école. On y retrouve
l'ensemble des portraits types des élèves et les électeurs en
Professeur. Il y a tout d'abord l'élève François Hollande, un peu
en difficulté ces derniers temps. Comme pour tous les premiers de la
classe, chacun se fait un plaisir de taper sur cette tête de
binoclard caracolant à 30% d'intentions de vote au premier tour dans
les sondages. Faut dire qu'il l'a bien cherché à toujours apporter
des petits cadeaux (soixante mille nouveaux postes dans l’Éducation
Nationale) au Professeur. En face, on retrouve l'élève Sarkozy et
sa bande. Cancre de la classe travaillant d'arrache-pied, rien n'y
fait. Il reste la tête de turc du Professeur qui lui accorde une
pauvre cote de popularité à 30%. Alors il se défoule et lance
des petites boulettes de papier baveuses (François Hollande organise
« l'affaiblissement de la France » à l'ONU selon Claude
Guéant) dans le cou de François. Mais cette classe ne se résume
pas à ces deux éléments. Il y a aussi Eva Joly. Forte d'un bon
bulletin ces derniers temps (son résultat flatteur à la primaire
EELV), la voilà qu'elle rame avant l'examen final. Le Professeur n'y
voit que des problèmes de famille dans cette baisse. Enfin, il y a
les autres. Ceux qui sont là pour chauffer le banc, masse invisible
de la classe dont il est impossible de se rappeler le nom sur la
photo de classe. Ils s'en tireront avec une note honorable, comme
François Bayrou par exemple, et reviendront retenter leur chance à
l'examen dans cinq ans.





