Oui mais non !
Voilà un beau concept qui m'a été rappelé hier soir après les
résultats des élections sénatoriales (on en reparle après). En
fait ça consiste à être dans une réalité tout en créant une
autre réalité qui deviendra alors la réalité en remplaçant la
réalité première (tu suis toujours lecteur ?). Miracle !
L'inception est une technologie au point qui est utilisé depuis des
années. Chacun des membres de la majorité est donc venu nous dire
que oui, les résultats les annonçaient perdants mais que non, ils
n'avaient pas perdu. Du coup, ma vie entière a été remise en
cause. J'ai réalisé que ma copine m'avait lâché mais que moi
j'étais encore avec. Mon professeur a détruit mon dernier devoir
mais moi j'ai une bonne note. Mon banquier refuse tous mes paiements
pour un découvert abyssal mais moi j'ai un compte trop fourni. Et
même que mon coiffeur m'a fait une Justin Bieber mais moi j'ai la
coupe la plus cool du moment. Finalement, ce concept est vraiment
pratique et peut te sortir de plein de faux-pas. On remercie et on
applaudit bien fort les communicants de l'UMP. J'aurais juste une
dernière question: si je vis dans une réalité autre que la
réalité, les autres sont-ils dans la même réalité que ma réalité
? (Lecteur, tu as bien le droit à une petite aspirine après la
lecture de cette article un tout petit peu compliqué parfois...)
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lundi 26 septembre 2011
lundi 19 septembre 2011
Aujourd'hui - Périphérie de l'information
Et aujourd'hui quoi
qu'on a ?
Tu as attendu cet
article lecteur et tu t'es demandé pourquoi il tardait tant. La
raison est simple: le périphérique. Tu sais, cet anneau routier qui
entoure toutes les grandes villes et qui est sensé faciliter la
circulation lors de tes déplacements. C'est un mensonge, un énorme
mensonge. Quand tu rentres dans ce circuit, tu acceptes un ticket
pour l'enfer. Naivement, j'ai suivi les panneaux qui m'y menaient sifflotant d'un air guilleret avec le sourire aux lèvres. Et puis
j'ai affronté un premier bouchon. Mon enthousiasme ne pouvait être
menacé par un si petit ralentissement qui devait s'arrêter dans les
prochains mètres. J'avais presque raison. Le ralentissement a
effectivement disparu quelques mètres plus tard...pour ne plus
avancer du tout. Là, mon optimiste a un tout petit peu disparu et
j'ai arrêté de siffloter. Dix minutes plus tard et cinquante mètres
parcourus, la voix du journaliste radio me torturait, mes yeux
étaient injectés de sang et régulièrement un cri de fureur venait
déformer les traits de mon visage. J'étais prêt à tuer le mec sur
ma file de gauche qui jouait l'habitué de ces embouteillages, genre:
« j'avance pas mais j'en ai rien à faire, je tapote mon volant
au rythme de la musique tout en bougeant la tête ». M'enfin,
malgré tout cela, je suis arrivé chez moi. Pas très détendu
peut-être mais sans être embarquer par la police pour un quelconque
meurtre. Et puis on m'a posé la question qui tue « Demain, tu
y vas à quelle heure ? ». J'ai réalisé que demain j'allais
remettre ça...
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